Une pierre née de la Terre
L’oeil de Sainte-Lucie n’est pas une pierre : c’est l’opercule d’un mollusque marin, la petite porte calcaire que le gastéropode fermait à l’entrée de sa coquille. Ronde, bombée, polie par la mer, elle porte au centre la spirale caractéristique qui lui donne son nom.
Quand le mollusque grandit, il se sépare de son ancien opercule et en sécrète un plus grand. Rejeté, l’opercule voyage avec les courants avant d’échouer sur le sable.
Le sol qui la fait naître
On la ramasse sur les rivages, surtout en Méditerranée : plages de Corse, Calanques, côtes de Sicile. Les espèces indo-pacifiques, plus grandes, se trouvent dans les mers chaudes : océan Indien, Pacifique, mer de Chine.
Ce n’est pas une pierre de mine : c’est une rencontre, un cadeau déposé par la mer après la tempête.
Ses gisements
En Méditerranée, l’opercule vient du Bolma rugosa, ramassé sur les plages corses et méditerranéennes. Dans les mers chaudes, les opercules des Turbo, plus grands, se ramassent sur les rivages de l’océan Indien, du Pacifique et de la mer de Chine.
Chaque oeil est unique : sa couleur va du blanc ivoire au brun, parfois vert, selon l’espèce et la mer qui l’a poli.